L'imbécillité de Aissa Khelladi

13 juin 2010

Pour Aïssa Khelladi : Khadra est grand, Boudjedra est petit !

C'est, hélas, ainsi que s'exprime un intellectuel en Algérie.

Mais à travers lui, voici l'exemple typique de ce qu'est un intellectuel aujourd'hui en Algérie : un lèche-cul.

Dans un éditorial où le ridicule le dispute à la servilité la plus crasse et la plus pitoyable, Aïssa Khelladi, qui semble pardonner à Yasmina Khadra (auteur, tout de même, de plusieurs romans plagiés) son incommensurable mégalomanie et sa mythomanie, le compare à un grand écrivain, et Rachid Boujedra, lui, à un petit écrivain. Il faut être doté d'un culot identique à celui de Yasmina Khadra pour oser ça.

Mais pas un mot sur les plagiats, avérés pourtant.

Yasmina Khadra, cet auteur qui ment comme il respire, qui plagie plus vite que son ombre, doté d'une mégalomanie hypertrophiée, est un grand écrivain pour cet éditorialiste acariâtre, ce lèche-cul impénitent.

Rien à reprocher à Yasmina Khadra ? Absolument rien, semble écrire Aïssa Kheladi.

Qu'il est beau le journalisme en Algérie ! 

Yasmina Khadra a plusieurs affaires de plagiat sur le dos, révélés par un médecin parisien au dessus de tout soupçon (mais suicidaire...), ainsi que par un critique littéraire américain (Jonathan Klein), avec des preuves en veux-tu en voilà, des preuves irréfutables telle une inscription de plagiat dans une encyclopédie (rien que ça), mais pour notre éditorialiste, Yasmina Khadra est grand !

Qu'il est beau le journalisme en Algérie !

Yasmina Khadra est le seul auteur au monde à dire des phrases comme : "Bouteflika m'a donné une véritable leçon de démocratie", le seul auteur au monde à fermer son clapet quand des journalistes se font emprisonnés et des journaux et des livres censurés dans les imprimeries, le seul auteur au monde à l'ouvrir pour critiquer ? l'opposition ! (Voir El Païs) Du jamais vu. Mais pour notre éditorialiste lèche-cul, Yasmina Khadra est grand !

Qu'il est beau le journalisme en Algérie !

Aïssa Kheladi, l'Algérie, les Algériens n'ont pas besoin d'un intellectuel comme vous. Ni d'un écrivaillons comme Yasmina Khadra, de surcroît plagiaire doublé d'un menteur impénitent selon la formule d'un psy. Les Algériens n'ont pas besoin d'un type qui ferme sa bouche quand des livres sont censurés dans les imprimeries, des journaux fermés. Aïssa Kheladi, il y a beaucoup trop de lèche-cul en Algérie, et vous en faites partie. La presse sénégalaise est plus libre et plus critique que vous. Vous êtes à l'image d'un Yasmina Khadra, lâche, corrompu, menteur, mégalomane, et vous êtes tous à courber l'échine face à lui. Vous devriez avoir honte.

C'est ça un  écrivain, pour vous ? Un type qui raconte un attentat en Israël ? Yasmina Khadra est tout sauf un écrivain, vous le savez bien. Pourquoi le cacher ? Ou alors vous êtes stupide.

Face à tous ces scandales de plagiats, avérés et que personne n'ose nier (sauf lui), qu'à fait votre "grand" écrivain ? Il a pris l'avion pour aller se refaire une santé en.......... Algérie ! Lui, qui est membre du gouvernement en sa qualité de directeur du CCA, il est parti redorer son image au bled, comme un homme politique, car il sait que là bas des types comme vous sont là pour veiller à sa notoriété. La tournée des popotes! Pour dire quoi à ses admirateurs ? Qu'il n'a pas plagié. Quelle bassesse. 

"J'ai pas plagié!" hurle-t-il, minable. C'est inscrit dans une encyclopédie mais il n'a pas plagié ! Son livre a été retiré des ventes pour plagiat mais il n'a pas plagié ! Les similitudes entre son roman et celui de Youcef Dris (Les amants de Padovani) qu'à révélées le psy dans le détail sur le site du Monde font sourire les chèvres mais il n'a pas plagié !

Vous voulez que je vous dise ? Vous êtes à l'image de celui que vous défendez.

Mais la roue tourne. Et un jour il y aura une presse libre dans mon pays.